Une consultation, pas un sondage mondial
Le 23 septembre, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a consacré une intervention aux droits des enfants face à l’intelligence artificielle. Son message s’appuie sur une consultation menée par son Office et ses partenaires auprès de plus de mille enfants dans 49 pays. Ce nombre décrit les participants à cette consultation ; il ne constitue pas un sondage représentatif de tous les enfants.
Des risques décrits par les enfants
Les préoccupations rapportées concernent notamment la création de fausses images de personnes réelles, l’exploitation de données privées, la réduction de la créativité et le remplacement de relations humaines par des outils. Les enfants consultés ont aussi demandé à être entendus avant que les décisions soient prises. L’intervention ne dit pas que tout outil d’intelligence artificielle produit ces effets : elle identifie des risques et une exigence de participation.
Des contrôles avant le lancement
Le Haut-Commissaire rappelle que la Convention relative aux droits de l’enfant s’applique aussi aux technologies. Il demande une évaluation des effets sur les droits humains avant la mise sur le marché, davantage de transparence, une vérification indépendante et l’application des règles par les pouvoirs publics. Il considère que des engagements volontaires des entreprises ne suffisent pas.
Quatre questions avant d’adopter un outil
Pour une famille, une école ou une association, ce repère invite à poser des questions simples avant d’utiliser un service : quelles données sont demandées, des images ou conversations sont-elles conservées, un adulte peut-il comprendre et contester le fonctionnement, et l’enfant dispose-t-il d’une solution sans intelligence artificielle ? Ces questions ne remplacent ni une évaluation juridique ni les responsabilités du fournisseur.
Ne pas faire porter la sécurité aux seuls enfants
La prévention ne consiste donc pas seulement à expliquer aux enfants de faire attention. Elle concerne aussi les adultes, les institutions et les entreprises qui choisissent, configurent ou conçoivent les outils. Écouter un enfant après un problème reste nécessaire ; l’objectif rappelé par l’ONU est également d’éviter que le risque soit reporté sur lui seul.
Vérifier à la source
- Nations unies — Children’s rights apply to AI, as they apply everywhere ↗Source publiée le 23 septembre 2026
- Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme — déclaration sur les droits des enfants et l’IA ↗Source publiée le 23 septembre 2026
Synthèse originale du journal associatif, préparée avec une assistance automatisée. Les sources permettent de vérifier les informations. Ce texte ne remplace pas un conseil adapté à votre situation.

