Un rapport de fin de mission
L’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation a rendu public son rapport de mission 2021-2026 à l’issue de sa journée bilan du 22 septembre. Le document revient sur cinq années d’accompagnement de personnes ayant subi, lorsqu’elles étaient mineures, des violences sexuelles dans l’Église catholique. Il décrit une démarche de reconnaissance et de réparation ; il ne s’agit ni d’un jugement pénal ni d’une enquête de prévalence sur toute la population.
Ce que mesurent les chiffres
Au 31 août 2026, le rapport indique que 1 969 personnes victimes avaient adressé une demande de reconnaissance et de réparation. L’instance avait apporté une réponse à 1 765 personnes, dont 1 451 avaient été ou étaient accompagnées par un référent. Le collège avait rendu 1 184 décisions. Ces chiffres décrivent l’activité et le périmètre de l’INIRR : ils ne représentent pas toutes les victimes, toutes les violences commises dans un cadre religieux, ni toutes les situations de violences sexuelles en France.
67 % d’hommes dans ce dispositif
Un résultat mérite une attention particulière pour L’Angle Mort : parmi les personnes victimes qui se sont adressées à l’INIRR, 67 % sont des hommes et 33 % des femmes. Cette répartition montre que les hommes peuvent être nombreux dans un dispositif portant sur des violences sexuelles subies pendant la minorité. Elle ne permet pas d’affirmer que les hommes représentent 67 % des victimes dans la population générale. Le rapport décrit un groupe de personnes ayant saisi une instance spécialisée, avec son histoire, ses critères et sa période d’ouverture.
Une réparation qui ne se limite pas à l’indemnisation
Le rapport met aussi en avant une démarche qui ne se limite pas à une somme d’argent. Il présente la reconnaissance, les échanges avec un référent, la recherche d’informations et les démarches restauratives comme des composantes possibles du processus. L’INIRR précise cependant qu’elle n’est ni un tribunal, ni un service de soins, ni une cellule d’écoute généraliste. Une démarche de réparation institutionnelle ne remplace pas, selon la situation, l’accès à la justice, aux soins ou à un service d’aide aux victimes.
Que devient l’orientation après le 31 août ?
Les nouvelles saisines de l’INIRR étaient possibles jusqu’au 31 août 2026. Son site indique que les demandes reçues avant cette date continuent d’être accompagnées. Il oriente désormais les personnes qui le souhaitent vers l’Instance nationale indépendante et permanente pour accompagner les personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église, créée le 1er septembre 2026. Avant toute démarche, il reste prudent de vérifier directement le champ de compétence et les modalités du dispositif.
Ne pas rendre les hommes invisibles
Pour les associations et les professionnels, ce rapport rappelle un point simple : ne pas rendre les hommes invisibles lorsqu’on informe sur les violences sexuelles. Accueillir leur parole ne consiste pas à opposer les victimes entre elles. Cela suppose d’indiquer clairement le périmètre des chiffres, de ne pas généraliser à partir d’un seul dispositif et de laisser à chaque personne le choix de son rythme et de ses démarches.
Une lecture sensible à valider
Cet article porte sur des violences sexuelles subies pendant la minorité et reste donc soumis à une relecture humaine renforcée. Il ne rapporte aucune accusation individuelle et ne reprend aucun témoignage identifiable. Toute publication devra conserver cette prudence et distinguer les données enregistrées par l’INIRR de la réalité, plus large, des violences non révélées ou non signalées.
Vérifier à la source
- INIRR — L’INIRR a rendu public son rapport de mission 2021-2026 ↗Source publiée le 21 septembre 2026
- INIRR — Rapport de mission 2021-2026, deuxième édition avec données corrigées ↗Source consultée le 23 septembre 2026
- INIRR — Accueil et orientation après la clôture des nouvelles saisines ↗Source consultée le 23 septembre 2026
Synthèse originale du journal associatif, préparée avec une assistance automatisée. Les sources permettent de vérifier les informations. Ce texte ne remplace pas un conseil adapté à votre situation.

